Les nouvelles technologies au service du financement de la santé et de la couverture santé universelle

Romain Chave
7 Mai 2018

Le RES a participé au 7e forum de la santé de Genève en animant un atelier sur les nouvelles technologies et le financement de la santé en Afrique. Les nouvelles technologies sont devenues un acteur incontournable des systèmes de santé des pays développés et en voie de développement.

Largement utilisées et acceptées (7 milliards d'abonnements de téléphonie mobile dont 70% dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, selon une étude de l'Union Internationale des Télécommunications publiée en 2015), les nouvelles technologies représentent un enjeu majeur pour la mise en place et l'extension des couvertures sanitaires universelles en Afrique. Les gouvernements africains et autres acteurs du financement de la santé y voient de nombreuses opportunités : efficience, accès, réduction et maîtrise des coûts, recueil et gestion des données, contrôle médical, prévention, relation avec les prestataires de soins, etc.

En tant que parties prenantes de la marche pour l’extension des couvertures sanitaires universelles, les mutuelles de santé africaines participent à ce mouvement technologique. Elles sont de plus en plus nombreuses à développer des solutions innovantes pour accroître le taux de pénétration et améliorer leur gestion et leurs services particulièrement dans le secteur informel là où le taux de couverture de la population est le plus faible.

Plusieurs intervenants ont présenté des expériences très concrètes de l’utilisation des nouvelles technologies :

  • Juliette COMPAORE, Secrétaire exécutive de l’ONG burkinabé ASMADE à propos de Here, un système électronique d’inscription et de collecte de cotisations dans les mutuelles de santé
  • Guy Roland OUÉDRAOGO, chargé de communication au PASS, basé en Côte d’Ivoire sur les enjeux des innovations associées à la digitalisation pour les mutuelles de santé
  • Priya Shah, Directrice de M-TIBA au Kenya qui est un service mobile qui permet à quiconque d'envoyer et dépenser une somme d’argent spécifiquement pour un traitement médical
  • Tessa ORARO de l’institut tropical et de santé publique Suisse sur l’utilisation de la technologie pour étendre la CSU au Kenya avec un focus sur les déterminants de l’adhésion volontaire au système national d’assurance maladie

L’atelier était co-animé par Willy Tadjudje de l’Université de Louvain.